Mercure de France
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Fréron journaliste
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Premier quotidien

Les journaux littéraires

La République des Lettres et des Sciences n’avait pas de frontières territoriales et linguistiques, la langue française étant parlée dans le monde des savants européens autrefois. Les auteurs communiquaient entre eux ou opposaient leurs théories et leurs idées par publications interposées. Le Journal des Sçavans fut, par la force des choses, un précurseur. D’autres auteurs français de tout niveau créèrent leurs périodiques où participèrent à des sociétés de gens de lettres.
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Les Pièces Fugitives d’Histoire et de Littérature voient le jour en 1704, la Bibliothèque Critique par Richard Simon, en 1708. Camuzat et Bruzen de la Martinière, écrivent les Mémoires Historiques et Critiques, dès 1722. Camuzat ajoute à sa production la Bibliothèque Française, à partir de 1723, puis la Bibliothèque des Livres Nouveaux, en 1726.

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Le Mercure Galant, après plusieurs changements de titre (voir www.sagapresse.com) prend la dénomination de Mercure de France en 1724. Il traite de sujets variés comme de Pièces fugitives, Odes, Lettres sur la Littérature, les Echecs, Expériences sur le Lait, Lettres sur la Poésie française, Enigme, Catalogue de Plantes médicinales du Jardin de Pétersbourg…


MERCURE DE FRANCE, décembre 1737 : « Remarques sur l’étymologie des noms français des provinces, des villes, bourgs et autres lieux, par M. A.G.B.D.A.A.P - A ne considérer que superficiellement la plupart des noms propres de lieux, ils semblent d’abord n’être que des mots arbitraires dont on est convenu pour désigner chaque lieu dont on voudrait parler. Cependant, quand on cherche l’étymologie, on trouve qu’ils n’ont point été donnés au hasard, qu’ils sont presque tous composés de mots qui désignent le lieu ou par sa situation ou par quelque autre chose qui lui est propre, et qu’il en est de ces noms comme de ceux des personnes, lesquels ont été tirés ou de leur pays, ou du temps de leur naissance, de la conformation et stature de leur corps, ou de quelque qualité, soit naturelle ou accidentelle de leur physique ou de leur esprit, de leur état ou de leur profession…
Pour trouver l’étymologie des noms français de nos provinces, villes, bourgs et autres lieux de ce royaume, il faut observer que la langue française n’est proprement qu’un mélange de trois autres langues : la celtique, la latine, la teutonique ou saxonne… Comme il était difficile aux Gaulois de se détacher entièrement de leur langue, ils en conservèrent la plupart des termes et, de ce mélange s’est formé la langue française ; en sorte que les noms de lieux, et même tous les mots français, tirent leur étymologie les uns du langage celtique, les autres du latin, les autres du langage saxon ou teutonique.
C’est ce qu’a observé M. Maillart dans son savant Commentaire sur la Coutume d’Artois, où il remarque que l’H se prononçait anciennement K ou G, par exemple GAHEM, GEM pour dire HEM qui signifie MAISON, VILLA, d’où sont venus les mots de HAMEL, HAMEAU… Le mot Maison, veut dire la quantité d’héritage donnée lors de la division des terres à chaque personne pour se nourrir avec sa famille, selon sa qualité, et acquitter ses charges. C’est ordinairement le labourage de deux bœufs. De là, viennent les termes de MAS, MAINIL, VILLE, COURT, TUM, HEM, GHEM… ajoutés aux noms propres des possesseurs de certains lieux comme Bainghem pour la terre de Dain ou Merghem pour Merville… »

sagapresse3
8/08/08